Does that make me crazy ?

[Il faut un début...]

Moi, Morgane , Née à Paris , enfin c'est ce que j'aime dire, car ,en vrai , je suis née à Grigny la grande borne , banlieu parisienne, beaucoup moins glorieux . Ma promenade quotidienne de bambin consistait simplement à faire le tour des hauts murs de Fleury merogis . J'aime croire que ça ai pu m'endurcir même si je n'en ai pas vraiment l'impression.

Partie petite de la capitale , nous voila installé dans un minuscule village du Loir et cher . Un village que je ne me vois plus quitté, ce qui parait étrange quand on a 15 ans et qu'on est à plus de 20 minutes en voiture de toute civilisation. La vérité c'est seulement que j'ai trouvé des gens dans ce minuscule village que je n'aurais surement pas pu trouver ailleur.

Aussi petite école primaire que le village. J'ai grandi protéger de tout pour ensuite pouvoir mieux me faire bouffer par l'enfer qu'est le collège-lycée où j'étudie qui, à lui seul, contient plus de tous mon village entier. Finalement, je m'en suis sortie grâce à l'aide de quelques amies précieuses. Aujourd'hui, j'en vois presque la fin.

Voici pour le passé, ce que je vois pour mon futur ? Je pense et j'espère accomplir de grandes choses . lesquelles ? Je n'en ai pas la moindre idée .

Morgane, née à Grigny la grande borne grandie protégée de tout grâce à l'aide de quelques amies précieuses.


[... même si je ne peux pas encore raconter la fin.]

# Posté le dimanche 31 août 2008 06:24

Modifié le lundi 11 mai 2009 11:53

Autoportrait

Autoportrait
Pour parler de moi , il faut que je pale d'eux.
Même si je peux exister par moi même, je ne vois pas l'intéret car
Si je vis c'est pour pouvoir leur raconter .
Je n'ai pas besoin de faire de grands discours pour leur dire à quel point ils comptent pour moi, leur dire que ma vie est pour eux , que c'est eux qu'ils l'écrivent, que je les aimes et que je ne pourrais pas vivre sans eux , non, je n'ai pas beoin de le leur formuler pour qu'ils le comprennent.
L'amour est bien trop vague et compliqué pour pouvoir en parler.

Un jour j'aimerais essayer de me satisfaire de moi-même mais pour le moment je suis heureuse à plusieurs, et ce n'est d'ailleur pas plus mal.

Chanter, sourire , rire , pleurer , aller au ciné , passer des heures au téléphone , ne plus rien avoir à se dire , prendre des photos en quantité exagérée , aller voir le monde , être heureuse de savoir qu'on va les voir , grandir , changer , s'aimer ,se perdre , se retrouver , regarder les films d'NT1 ou Arte à deux heures du mat , se soutenir , se mentir , décompresser , s'envouloir , se détester , s'envier , se pardonner, surprendre , passer des heures sous la pluie , être heureux d'être en vie , se foutrre de la gueulle des autres , être égoïste à plusieurs , rencontrer de nouveaux visage , parcourir plusieurs kilomêtre en vélo pour se voir seulement quelques secondes , regarder sex and the city en mangeant du nutella , faire du foot sur la plage , s'endormir en souriant , croire que tout est possible , se rendre compte de la chance qu'on a , parler politique alors qu'on ne s'y connait pas , rêver , écouter de la musique, attendre les princes charmants,passer des heures dans les cabines d'esseyage, attendre que pete doherty sorte de prison , partir en vacances , organiser une fête , se déguiser , s'écouter , pleurer sur une bonne épaule, fêter chaque anniversaire , s'inquiéter, créer des clubs débiles, s'alonger dans l'herbe ...
Tout ca ensemble .

# Posté le mardi 12 mai 2009 13:02

Modifié le samedi 16 mai 2009 15:10

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Pourquoi faut-il qu'on se souvienent toujours des moments tristes passés avec une personne plutôt que de tout les rires que nous avons échangé avec elle ?

Je me rapellerai toujours de la journée où nous avons enfin su ce qu'il avait .
Ma mère nous a pris tous les deux , mon frère et moi, et nous a dit :
"c'est bon, nous savons ce qu'il a" . Après des mois et des mois d'attente, le verdict était tombé: ce n'était pas soignable mais il resterait en vie.
J'ai attendu quelques instants, puis mécaniquement , je suis monté dans ma chambre, comme anesthésiée. J'ai fermé la porte à clef dérrière moi et je suis tombé pas terre, en pleurant silencieusement. J'étouffais mes sanglots pour que ma mère n'entende rien. Je ne sais même pas pourquoi je pleurais.
Peut être que toute la pression retombait enfin ?
Peut être que de savoir que tous ses rêves venaient de se briser m'empécher d'etre rassurer ?
Peut être que je ne comprenais pas pourquoi c'était tombé sur lui alors qu'il y a des miliers d'autres enfants dans le monde?
Peut être que même si il était en vie, cela n'était pas juste qu'il ne puisse se nourrir que par des tubes?
Peut être que je voulais pas le savoir dans cet état ?
Je ne serais surement jamais pourquoi ce jour là, j'ai pleuré pendant des heures à m'en rendre malade alors que j'étais restée impassible tout le reste du temps. C'était surement trop pour une gamine de 13 ans.
J'essayais de me souvenir de son sourire mais la seule image qui me revenait en tête était celle q'un enfant malade au visage pal et creux.
A ce moment la , j'ai cru que je ne me relèverai pas, que je souffrirai avec lui jusqu'à la fin . Maintenant, je me suis rendu compte qu'avec le temps, on se relève de tout, blesser mais debout.
Ma plus grosse cicatrice, pour le moment, c'est lui.

# Posté le jeudi 21 mai 2009 17:36